Bien-être

6 végétaux équilibrants pour renforcer l’organisme

Le cassis
Ribes nigrum
Connu pour son effet dépuratif et diurétique, le cassissier possède des feuilles et des fruits qui contiennent des anthocyanosides pour la protection des vaisseaux sanguins, des flavonoïdes antioxydants, et des proanthocyanidols anti-inflammatoires. Quant à l’huile de pépins de cassis, elle offre des oméga-3 dont de l’acide alpha-linolénique, et des oméga-6 dont l’acide gamma-linolénique. Une étude originale a montré que ce végétal pouvait aider l’organisme à réduire l’effort oxydant pendant les activités physiques : en réduisant les dommages musculaires induits par l’exercice. Non seulement le cassis améliore la capacité d’exercice mais il soulage aussi la fatigue en réduisant ses effets. Il est connu aussi en naturopathie sous forme de cure d’automne car il renforce l’organisme et le protège contre l’attaque du froid et des virus. A consommer en monodiète une journée par semaine, ou simplement le soir comme simple dîner. Pour une action protectrice et anti-inflammatoire, le cassis sous forme de macération glycérinée de bourgeons se prend en cure de 15 jours à trois semaines (en vente en pharmacies).

Le Romarin
Rosmarinus officinalis
Les feuilles et les sommités fleuries riches en acide-phénol du romarin agissent à plusieurs niveaux : comme tonifiant et stimulant pour le système nerveux. En effet, ses nombreuses substances actives (acides phénoliques, flavonoïdes, diterpènes, phytoestrogènes, camphre…) font de cette plante un vrai accélérateur d’énergie. De plus, il s’adapte aux saisons : pendant les périodes froides, il combat les rhumes et les refroidissements avec son huile essentielle contenue dans toute la plante ; le printemps, il détoxifie et purifie l’organisme. Et l’été, il embaume la cuisine méditerranéenne de ses essences diététiques, antioxydantes, diurétiques et anti-inflammatoires ! A utiliser en l’état, en infusion (une cuillerée à café de feuilles et fleurs fraîches ou séchées, à laisser infuser pendant 15 minutes dans une grande tasse chaque matin). Ou en teinture mère (extrait de plantes fraîches vendu en pharmacie) : 20 gouttes, matin et soir. Déconseillé pendant la grossesse.

Le Fenugrec
Trigonella foenum graecum
On connait la graine de ce végétal comme épice mais c’est en fait une légumineuse qui contient notamment de la diosgénine, un actif impliqué dans la fabrication d’hormones sexuelles. Le fenugrec est aussi anti-inflammatoire et fortifiant pour les personnes fatiguées et convalescentes. Il fait partie des plus anciennes plantes médicinales, notamment utilisées dans l’Ayurveda et la médecine traditionnelle chinoise. De nombreuses études cliniquesont montré ses propriétés antidiabétique, antihyperlipidémique, antiobésité, anticancéreux, anti-inflammatoire, antioxydant, antifongique, antibactérien et galactogogue. Les actions pharmacologiques du fenugrec proviennent de plusieurs phytoconstituants découverts par les analyses phytochimiques : stéroïdes, alcaloïdes, saponines, polyphénols, flavonoïdes, lipides, glucides, acides aminés et hydrocarbures. A utiliser sous forme de graines germées et d’épice : en graines ou en poudre dans l’alimentation.

Le gingembre
Zingiber officinale
Ce rhizome est un grand stimulant du système digestif et un anti-inflammatoire, riche en vitamine C et en manganèse. C’est aussi un anti-émétique contre le mal des transports, un anti-oxydant et un hypocholestérolémiant. De plus, il tonifie l’organisme et son effet de détoxification est utilisé depuis des millénaires par la médecine ayurvédique. Ses nombreuses substances actives (phénols, gingérols, shogaols, citrols) sont à l’origine de son action sur la bile et les sucs gastriques notamment. Il neutralise les toxiques et expulse les gaz et les flatulences. L’effet détox ne s’arrête pas là : le gingembre est aussi expectorant, ce qui est bien utile pendant un rhume ou une grippe pour se débarrasser des mucosités. Avec sa nature réchauffante, il est indispensable en automne et en hiver, en particulier pour les personnes frileuses et pour lutter contre les refroidissements. A utiliser frais (coupé, râpé), en poudre dans l’alimentation, ou en complément alimentaire.

Le Houblon
Humulus lupulus
On connait le houblon pour fabriquer la bière mais ce végétal offre aussi de nombreuses propriétés pour la santé grâce à ses substances phytochimiques diététiques, notamment les acides amers et le xanthohumol. Ce sont elles qui donnent le goût et l’arôme de la bière mais elles ont bien d’autres vertus : antiseptique, (an)aphrodisiaque, anticancéreux, antiplaquettaire, antibactérien, antidiurétique, anti-inflammatoire. Ce sont notamment dans ses belles inflorescences (fleurs femelles en forme de cônes) que l’on trouve une huile essentielle aux composés oxygénés qui renferment des propriétés sédatives et calmantes. Le houblon est traditionnellement conseillé aux femmes en période de ménopause, pour équilibrer les émotions. D’une manière générale, cela concerne particulièrement les personnes anxieuses sujettes aux troubles de l’humeur. A utiliser en complément alimentaire.

Le Thé
Camellia sinensis
Qu’il soit blanc, vert ou noir, le thé possède des composés puissants : acide caféique, tanins, flavonoïdes, protéines, glucides, vitamines du groupe B, EGCG (Epigallocatéchines Gallate)… Ce qui fait du thé une boisson antioxydante et bénéfique pour le système cardiovasculaire. Très efficace pour stimuler le système nerveux central, le thé vert est non seulement tonifiant pour le mental mais aussi pour l’organisme. En effet, il est lipolytique, c’est-à-dire qu’il augmente le métabolisme (même au repos) ainsi que la lipolyse : cela favorise la digestion des graisses issues de l’alimentation et l’hydrolyse des graisses installées dans le tissu adipeux. Des études ont montré également les effets bénéfiques du thé vert pour les personnes atteintes du diabète de type 2. Le thé vert est également utile comme prévention contre le cancer. A consommer avant 17h.

Crédit Photo Pixabay

Nathalie Giraud
Journaliste indépendante pour la presse grand public, elle est spécialiste de l’écologie, de la santé environnementale et des médecines complémentaires. Membre de l’association JNE (Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie), elle est l’auteure du livre « Epices et Santé » (Trédaniel Editeur). Tèl : 06 11 70 21 99.

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