Dans mon assiette, Food

Si je vous dis konjac, vous pensez à …?

Le konjac japonais est le secret fondamental de la diététique japonaise, est c’est le Dr Sophie Ortega, médecin nutritionniste et auteure du livre Secrets, santé et minceur du Japon, qui nous fait découvrir ce légume racine presque magique !

C’est quoi ?

Un légume racine asiatique, plus exactement un rhizome. Sa culture est traditionnellement réputée dans la région de Gunma au Japon, qui présente toutes les conditions climatiques favorables. Le konjac japonais y est cultivé selon les principes de l’agriculture biologique, sans engrais ni pesticide, ce qui fait de lui un produit de qualité supérieure.

Au Japon, le konjac est connu depuis le VIe siècle. Couramment consommé, il y est d’abord cultivé pour ses vertus médicinales. Depuis le XIIe siècle, le konjac est considéré comme un aliment de tous les jours. Par exemple, dans la cuisine shojin (alimentation végétarienne), le konjac japonais est utilisé en remplacement de la viande. Sa popularité s’étend à travers le pays durant le XVIIe siècle grâce à la fabrication de la farine de konjac plus facile à transporter. Depuis une trentaine d’années, grâce à la diversification de l’alimentation, le goût pour la gastronomie et les progrès de la conservation des tubercules, de plus en plus de Japonais apprécient le konjac japonais.

Meilleur, transformé !

La racine de konjac japonais est très difficile à mâcher et n’a pas d’intérêt gustatif, il faut donc la transformer pour pouvoir la consommer : on en extrait une farine, qui est ensuite mélangée à une eau enrichie en calcium (sous forme de carbonate de calcium), pour former une pâte compacte, appelée konnyaku. L’élasticité du produit est obtenue grâce à l’ajout du sel de calcium dans le mélange. Le konnyaku passe ensuite dans une presse qui l’aplatit afin de pouvoir le découper, exactement comme avec les spaghettis et les tagliatelles.

Un bloc de konnyaku, 3 formes :
– Les shirataki (semblables à des vermicelles) : la forme la plus connue et souvent la plus appréciée. Littéralement, shirataki signifie « cascade blanche », en raison de l’aspect translucide, bien hydraté, qui semble tomber telle une cascade. Leur petit calibre leur permet de bien s’imbiber du suc des préparations cuites au wok ou en accompagnement des plats en sauce.
– Les kishimen (semblables à des tagliatelles) : leur largeur plus importante leur confère plus de croquant en bouche, nécessitant une mastication plus longue.
Le gohan de konjac (perles semblables à du riz) : cette forme de konjac japonais ressemble fortement à du riz, avec un aspect translucide.

Génial coupe faim naturel…

Socle de la pyramide alimentaire japonaise, le konjac japonais constitue le garant de la minceur et le secret fondamental de la diététique japonaise. En effet, il donne du volume aux préparations en ajoutant seulement 10 calories pour 100 g de konjac japonais ! Les plats s’allègent naturellement, car la racine est constituée à 98 % d’eau, le reste étant composé de fibres solubles. Parmi ses fibres se trouve notamment le glucomannane, qui a une capacité d’absorption de l’eau étonnante (100 fois son poids en eau) et qui possède un effet coupe-faim bien supérieur à la pectine de pomme. Grâce à ses propriétés étonnantes, elle améliore le transit et obtient des effets positifs de lutte contre le diabète et l’hypercholestérolémie. Elle apparaît alors comme une gelée très fluide et douce qui nettoie littéralement les parois des intestins, sans les irriter. Dans l’estomac, ce sont les fibres qui s’imbibent d’eau et qui, en gonflant, favorisent la sensation de satiété. Au Japon, le konjac japonais est consommé quotidiennement, en petites ou grandes quantités.

Un allié pour les végétariens et contre les allergies

Le konjac japonais est très apprécié par les personnes allergiques ou végétariennes. Il y a peu de risque de trouver des allergènes dans le konjac japonais. Issue de l’agriculture biologique, il est naturellement dépourvu de gluten. Le konjac japonais s’avère être d’une aide précieuse pour remplacer les pâtes classiques, et s’intègre parfaitement aux menus végétariens et gluten free.

Mais aussi un vrai complice beauté

Le konjac japonais est également un embellisseur de la peau grâce à sa richesse en céramides qui servent de lien pour améliorer la cohésion des cellules de l’épiderme. Avec l’âge, les céramides diminuent ce qui entraine sécheresse, gerçures et rides sur la peau. La consommation de konjac japonais permet de garder une peau hydratée, souple et imperméable à la pénétration d’agresseurs extérieurs (bactéries, virus et allergènes).

On résume ses qualités ? 
Céramide : le konjac japonais contient de la céramide pour une hydratation de la peau de l’intérieur.
Sans gluten: contrairement à son apparence, c’est un aliment sans gluten, et donc adapté aux menus gluten free.
Pauvre en calories : le konjac japonais est connu pour être un aliment peu calorique. Les «nouilles» de konjac sont souvent utilisées en substitution des féculents.
Facile à cuisiner : son goût neutre autorise toutes sortes de recettes savoureuses avec beaucoup de légumes, de fines herbes, d’ail, d’oignon, de gingembre, de viandes ou de poissons.

En pratique : on le prépare comment ?
Égoutter le produit dans une passoire et le rincer abondamment sous un filet d’eau fraîche, durant 30 secondes. Égoutter encore, puis défaire les paquets de shirataki si nécessaire (certains sont présentés en rouleaux noués).
Plonger le konjac japonais dans une casserole d’eau bouillante (non salée) durant 3 minutes pour le gohan et les shirataki; durant 5 minutes pour les kishimen. Égoutter de nouveau ; le konjac japonais est prêt à accompagner un plat de viande ou de poisson.

Une autre façon de réchauffer le konjac japonais est de le passer, une fois rincé et égoutté, 30 secondes au four à micro-ondes, à puissance maximale (900 W), dans une boîte prévue à cet effet.

Où se procurer du konjac japonais?
À Paris : K-Mart Opéra, Épicerie Kioko, Sou-Quan, Hi Mart, K-Mart Charles Michels
Sur Internet : www.bienmanger.com, www.satsuki.fr, www.lemarchejaponais.fr, www.kioko.fr, www.laboutiquedujapon.fr
En grandes et moyennes surfaces.

 

 

L’avis de BienFaits pour nous!
À la rédac, nous avons adoré le livre Secret, santé et minceur (Editions leduc) parce qu’on veut être belles et en forme comme les Japonaises. Grâce à Sophie Ortega, à nous leurs secrets ! Elle y compile pour notre plus grande curiosité leurs astuces pour préserver beauté, silhouette, jeunesse et bien-être. Sophie Ortega n’oublie pas non plus de nous donner des recettes ultra pratiques et nous explique comment cuisiner beau, bon et sain, grâce au konjac japonais et autres aliments stars de la diététique nippone.

Secret, santé et minceur du Japon (Editions Leduc). Sophie Ortéga.

 

 

©Pixabay

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Carine Bruet
Journaliste de presse grand public, rédactrice en chef du Guide de la Thalasso. Je suis une "épicurieuse", en quête de bons plans et d'infos positives pour me (vous) faciliter la vie ! Toujours à l'affût, un vrai radar ! Ah oui et puis... "Je crois en la couleur rose. Je crois que rire est la meilleure façon de brûler des calories. Je crois qu'il faut être forte quand tout semble aller mal. Je crois que les filles joyeuses sont les plus jolies. Je crois que demain est un autre jour, et je crois aux miracles". Merci à la belle Audrey Hepburn pour ces mots, ils sont devenus ma philosophie ! Et ça, c'est BienFaits pour moi !

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