Bien-être, Ma santé

Une cure thermale pour aller mieux ? Débrief !

La médecine thermale est à l’évidence, une solution efficace, durable, naturelle et sans effet indésirable, qui a fait les preuves de son efficacité (grâce à de nombreuses études réalisées*). Et si, pour soulager vos maux et reprendre votre corps en main, vous partiez vous aussi en cure ?

En 2017, la fréquentation des stations thermales françaises a poursuivi sa progression avec 600 500 curistes accueillis, en hausse de 1,8 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit de la dernière estimation du Cneth (Conseil National des Établissements Thermaux) et elle confirme la bonne santé du thermalisme en France depuis plusieurs années maintenant. Plus de 10 millions de journées de soins sont délivrées tous les ans par les 110 établissements thermaux implantés sur le territoire. Au cours des dernières années, la plupart de ces établissements thermaux ont été rénovés et continuent de l’être. Rien qu’entre 2016 et 2021, le montant estimé des investissements s’élève à 825 millions d’euros, chiffre le Cneth.

Le thermalisme, c’est quoi ?
C’est l’utilisation, à des fins thérapeutiques, d’eaux minérales. C’est une médecine naturelle qui fait appel aux agents contenus dans les eaux, les boues et les gaz. La clé de l’efficacité d’une cure thermale ? Les eaux, les techniques de soins et l’éducation à la santé.

Pour qui ?
Pour tous, sans distinction d’âge ! Les maladies chroniques (15 millions de Français en souffrent aujourd’hui) sont le terrain d’élection des cures thermales. Elles permettent une réduction significative des douleurs vasculaires (d’origine artérielle ou veineuse), musculosquelettiques, gynécologiques ou digestives. Mais elles jouent aussi un rôle clé dans l’amélioration de la fonction, de la gestion du stress (dans les suites de cancer, le trouble anxieux généralisé, la fibromyalgie, le burn-out ou les troubles du sommeil) ou encore dans le contrôle de la prise de poids. La médecine thermale est aussi recommandée aux patients les plus fragiles, en soin (après un cancer par exemple) comme en prévention. Sans oublier l’aspect pédagogique d’une cure, qui est l’occasion de comprendre les mécanismes de sa pathologie et d’apprendre à mieux vivre avec. C’est ainsi qu’ont été développés, dans les régions thermales, des programmes spécifiques d’éducation thérapeutique agréés par les Agences Régionales de Santé.

Comment agit l’eau thermale ?
770 sources sont aujourd’hui reconnues par le Ministère de la Santé. Elles sont classées en fonction de leur température et de leur profil physico-chimique, car ces dernières ont en effet une double action sur l’organisme. Une action chimique, grâce aux oligo-éléments qui passent la barrière cutanée et agissent en profondeur sur les organismes malades en renforçant leurs défenses immunitaires. Une action mécanique, par l’utilisation des différentes techniques hydrothérapiques qui, elles, agissent sur le corps.

Quels types de soins proposés ?
Ils sont tous à base d’eau thermale et sont très variés. Ils peuvent être externes : bains, douches, applications locales d’eau thermale, vapeurs d’eau minérale, aérosols, inhalation de gaz thermaux, boues thermales, massages, rééducation en piscine, etc… Ils peuvent aussi être internes comme la cure de boisson, par exemple.

Est-ce que je peux traiter plusieurs affections en faisant une cure ?
C’est précisément tout l’intérêt ! On appelle cela la « double orientation thérapeutique ». Il arrive souvent que le médecin prescrive une cure pour le traitement simultané de deux affections. Le cas est assez fréquent en rhumatologie, associée à des traitements en ORL et voies respiratoires, phlébologie ou dermatologie.

Quelles sont les pathologies traitées en thermalisme ?
Douze grands domaines thérapeutique ont été définis par la Sécurité Sociale. Rhumatologie (dont la fibromyalgie), ORL et voies respiratoires, Maladies cardio-artérielles, Phlébologie, Neurologie (dont le syndrome parkisonien, la sclérose en plaques, etc), Affections psychosomatiques (anxiété, dépression, burn-out, fibromyalgie, troubles du sommeil, fatigue chronique, etc), Affections urinaires et maladies métaboliques, Gynécologie, Affections digestives et métaboliques (diabète, surpoids, obésité simple, etc), Affections de la muqueuse bucco-linguale (séquelles buccales des traitements des cancers, etc), Troubles du développement chez l’enfant (énurésie, affections ORL, etc), Dermatologie.

Mon enfant peut-il bénéficier d’une cure ?
Oui, dès l’âge de trois mois pour l’eczéma, par exemple, et dès l’âge de trois ans pour les problèmes de voies respiratoires. La médecine thermale offre des solutions thérapeutiques utiles pour certains types d’affections infantiles, en particulier dans le domaine des infections rebelles des voies aériennes supérieures (rhino-sinusites chroniques, otites récidivantes), des manifestations allergiques cutanées (dermatite atopique) et/ou respiratoires (asthme, rhinite allergique), des dermatoses chroniques (psoriasis, ichtyose) et des séquelles de brûlures. Le séjour thermal combine soins thermaux et actions d’éducation thérapeutique du patient. Les enfants peuvent suivre leur cure avec d’autres jeunes de leur âge, ce qui est un atout essentiel pour dédramatiser et assumer leur pathologie. Pensez-y !

Combien coûte une cure thermale ?
La cure thermale comprend 18 jours de soins, habituellement dispensés 6 jours sur 7. La cure de boisson se déroule sur 21 jours sans interruption. Elle est prescrite par le médecin traitant, qui choisit la station thermale la mieux adaptée à votre pathologie – qui doit être recensée. Pour pouvoir bénéficier d’un remboursement, il faut que la station thermale soit agréée. Si ces conditions sont respectées, la Sécurité Sociale rembourse 65% du tarif de votre forfait thermal. Les tarifs varient d’une cure thermale à une autre. La taille de la station, les activités et les soins thermaux proposés sont des facteurs qui influent sur ces tarifs. Pour un curiste, le coût net moyen d’une cure est de l’ordre de 1100€. En général, la totalité des frais de transport et d’hébergement sont à la charge du curiste. Quant aux soins thermaux prescrits par le médecin, ils représentent un coût de l’ordre de 600€ : environ 400€ sont pris en charge par la Sécurité Sociale et les 200€ restants sont à la charge du curiste. Souvent, les mutuelles remboursent une partie de cette somme, mais il faut se renseigner au préalable auprès de votre organisme. D’autres renseignements sur le site du Cneth (www.medecinethermale.fr > Espace curiste > Traitements et tarifs de cures thermales conventionnels).

Je prépare ma cure…
Réservez le plus tôt possible (il est conseillé de réserver au moins trois mois à l’avance). Vous aurez ainsi plus de latitude pour déterminer les dates de votre séjour et choisir votre hébergement : meublés, hôtels avec pension complète diététique ou autre. Puis prenez rendez-vous avec le médecin thermal. Dans la valise du parfait curiste : des sandales de bain en plastique antidérapantes (si elles ne sont pas proposées par le centre), des maillots de bain (l’idéal est d’en prévoir deux) et un bonnet de bain, une tenue et des chaussures de sport pour les activités physiques sur place (pensez à prendre une serviette). Pour d’éventuelles activités en extérieur, prévoyez également une tenue confortable ainsi que de bonnes chaussures. Contactez l’Office de Tourisme de votre lieu de cure pour consulter leur programme.

À votre arrivée au centre
Vous consultez un médecin thermal de la station (rendez-vous pris au préalable), muni de votre prise en charge, et le cas échéant de votre dossier médical. Le médecin prend connaissance de votre dossier médical, s’assure de l’absence de contre-indication et choisit les soins qui vous seront dispensés en fonction de votre pathologie : il établit votre ordonnance de cure. La surveillance médicale comprend en général trois consultations, davantage si l’état du curiste le nécessite.

A SAVOIR : C’est quoi le concept du « thermoludisme » ?
C’est la découverte des plaisirs de l’eau thermale sous toutes ses formes : bassin d’eau chaude avec buses de massages, lits à bulles, cols-de-cygne, cascades, parcours à contre-courant… Vapeur sèche pour les saunas, vapeur humide pour les hammams, jacuzzis, etc. Les centres thermoludiques proposent cette offre variée, synonyme de relaxation et de bien-être, à leur clientèle en libre-service pour une durée en général de deux ou trois heures, selon les centres.

(*) Études publiées en recherche thermale : Stop-Tag (sur les troubles anxieux généralisés-2006), ThermArthrose (sur l’arthrose du genou-2009), Maathermes (prise en charge du surpoids et de l’obésité-2011), Prisme (prise en charge du syndrome métabolique-2012), PACThe (prise en charge des soins de suite pour les femmes en rémission complète d’un cancer du sein-2013), Thermes&Veines (pour l’insuffisance veineuse-2014), MAPT (Multiple Alzheimer Prévention Trial-2015), Specth (sevrage de psychotropes-2016). Une dizaine d’autres études sont actuellement en cours de recherche.

1. ©Thermes de Digne les Bains
© Thermes de Brides les Bains
©Thermes d’Allevard. Rémy Laplane

Carine Bruet
Journaliste de presse grand public, rédactrice en chef du Guide de la Thalasso. Je suis une "épicurieuse", en quête de bons plans et d'infos positives pour me (vous) faciliter la vie ! Toujours à l'affût, un vrai radar ! Ah oui et puis... "Je crois en la couleur rose. Je crois que rire est la meilleure façon de brûler des calories. Je crois qu'il faut être forte quand tout semble aller mal. Je crois que les filles joyeuses sont les plus jolies. Je crois que demain est un autre jour, et je crois aux miracles". Merci à la belle Audrey Hepburn pour ces mots, ils sont devenus ma philosophie ! Et ça, c'est BienFaits pour moi !

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