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Je jardine au naturel… Vive le sans pesticides !


Avant le retour du printemps et l’effervescence retrouvée dans nos jolis jardins, une petite piqûre de rappel sur la Loi Labbé…

La loi quoi ? La loi Labbé doit son nom à Joël Labbé, sénateur EELV du Morbihan en Bretagne. Depuis le 1er janvier 2019, elle interdit la vente des produits phytosanitaires à base de pesticides chimiques de synthèse aux particuliers. Ce n’est pas tout : désormais, leur utilisation dans nos jardins et leur détention chez soi sont également prohibés. Une bonne nouvelle pour l’environnement et la biodiversité ! Petit rappel : depuis le 1er janvier 2017 déjà, l’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics sont soumis à la même interdiction pour l’entretien des jardins, espaces verts, terrains de sport et autres forêts accessibles au public (sauf dérogations). En cas de non-respect de la loi, tout contrevenant est passible d’une peine de 6 mois d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende.

Comment faire pour s’en débarrasser ? Selon une étude récente* réalisée pour les jardineries Botanic, près de 40% des jardiniers réguliers ou occasionnels déclarent être encore en possession de produits proscrits. Pour s’en débarrasser, c’est simple en théorie : il suffit de se rendre dans une déchetterie. Désormais, elles sont pratiquement toutes organisées pour récupérer les déchets jugés dangereux pour la santé et l’environnement.

Certains magasins organisent aussi des collectes à l’intention du grand public. Chez Botanic, elles ont lieu deux fois par an depuis 2014, au printemps et à l’automne. « Ces opérations nécessitent la mise en place d’un process de qualité spécifique et leur organisation est lourde », explique Stéphane Dhalluin, responsable développement durable de l’enseigne. La prochaine collecte aura lieu les 22 et 23 mars et les 29 et 30 mars. En l’espace de quatre ans, 59,5 tonnes de pesticides chimiques ont ainsi été récupérés et supprimés par cette chaîne pionnière dans le naturel et le bio, qui a cessé de vendre pesticides et engrais chimiques depuis 2008.

Quelles sont les alternatives ? Bien qu’une majorité écrasante des Français (85%)* approuve les dispositions de la loi Labbé selon la même étude, 14%* seulement connaissent les solutions alternatives aux produits chimiques. Et pourtant, elles existent ! Comparativement aux méthodes désormais interdites, elles nécessitent davantage d’huile de coude et d’observation de son jardin – la qualité du sol, sa faune, l’existence éventuelle de ravageurs et de maladies… Pour décrocher la binette d’or du meilleur jardinier vert, voici quelques règles à suivre pour les jardiniers en herbe :

Je prépare mon sol (en tenant compte de sa qualité), je le fortifie et je le nourris à l’aide de paillages naturels, d’apports en fumier naturel composté et d’engrais verts. La terre est un milieu vivant et fourmille d’une vie souterraine : pour éviter de la déstructurer, je ne la retourne pas, mais je l’aère à l’aide d’une fourche écologique, conseille Stéphane Dhalluin.

Je composte mes déchets (fruits, légumes, feuilles mortes…) et je récupère l’eau de pluie pour l’arrosage.

Je protège mon sol à l’aide de paillages (chanvre, ardoises pilées, tontes de la pelouse…) et de plantes couvre-sol. C’est efficace contre les herbes indésirables et pour préserver le taux d’humidité.

Je désherbe à la main (en préservant mon dos !), avec un désherbant à base de composants naturels ou encore à l’aide d’un désherbeur thermique sur les surfaces gravillonnées et dallées. Pensez aussi aux plantes couvre sol et aux paillages pour étouffer les mauvaises herbes. Et anticipez la re-semence naturelle en agissant avant la formation des graines.

Bon à savoir : vous pouvez utiliser vos eaux chaudes de cuisson en les versant sur les herbes de votre terrasse ou d’une allée : le choc thermique entraine la destruction des racines. En revanche, oubliez le gros sel qui brûle et détruit les écosystèmes.

Pour un potager au naturel, je choisis un emplacement ensoleillé et protégé du vent, j’associe les légumes en tenant compte de leurs besoins nutritionnels et de leur compatibilité. Les plantes sont comme les hommes : certaines s’entendent mieux que d’autres ! D’une année sur l’autre, je veille aussi à la rotation des cultures pour éviter d’appauvrir le sol.

Je plante une haie champêtre, des vivaces, des arbustes à floraison précoce… pour attirer les insectes auxiliaires (abeilles, bourdons, guèpes…) et limiter la présence de ravageurs. Pensez aussi à créer des habitats naturels aux perce-oreilles (un pot de fleurs retourné fera l’affaire), aux carabes (sous une vieille souche)…

Et plus encore : pour apprendre à jardiner au naturel, Botanic organise une journée d’information – avec ateliers – le samedi 30 mars prochain, dans tous ses magasins.

*Etude réalisée par l’agence Au cœur du Terrain pour Botanic auprès de 1000 Français adeptes du jardinage ; interviews en ligne du 17 au 22 janvier 2019, selon la méthode des quotas.

Crédit photos : © Pixabay

Et toujours plus sur ce site de référence : www.jardiner-autrement.f

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Anne Autret
Mes activités : fondatrice du site d’information BtoB L’Actu Spa & Bien-Etre, piges, conseil éditorial, conception-rédaction, communication. Mes domaines de prédilection : bien-être, beauté, tendances consommation. Mes pratiques de bien-être : spinal network analysis chez ma chiro préférée Sandrine Perrot, séances d'ostéo avec Magic Valentin Cohas, Pilates, running, badminton, massages bien-être, thalasso, balades au bord de la mer...

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