Bien-être, Ma santé

Une médecine iodée à préserver en thalasso

Fragilisée par les pollutions et par la surpêche industrielle qui détruit tout, l’eau de mer – au cœur de la thalassothérapie – devient une ressource vitale à protéger. Sans une mer saine : pas de vie, pas de thalassothérapie !

vaguesL’origine de la vie – Cette eau de mer qui recouvre 70% de la planète est un organisme à elle toute seule : vivant, complexe et source d’une multitude de nutriments et de médicaments. Par chance, sa biodisponibilité avec l’organisme humain est exemplaire : du coup, le corps est capable d’assimiler ses minéraux et ses oligo-éléments – notamment. Le médecin Français René Quinton (1866 – 1925) l’a montré en observant que la composition de notre sang était la même que l’eau de mer, non pas en quantité mais du point de vue de ses composants – minéraux, oligo-éléments, vitamines, acides aminés, acides gras, sucres, phénols, etc. Le célèbre docteur a ainsi créé le sérum de Quinton, toujours vendus aujourd’hui et dans le monde entier pour ses vertus réparatrices et régénérantes.

Son utilisation en thalasso – L’eau de mer est puisée à plusieurs centaines de mètres du centre de thalasso par l’intermédiaire de canaux sous-marins, en tenant compte aujourd’hui de la pollution. Un contrôle est d’ailleurs régulièrement effectué par la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires). Une fois arrivée à la thalasso, l’eau est filtrée et chauffée. Pour préserver la majorité de ses molécules biologiques, la température doit rester inférieure à 40°C. Elle est ensuite acheminée vers les différentes pièces équipées de baignoires, de jets, ou encore vers les piscines de soins. Sensible à son environnement, après 24 heures hors de l’océan, l’eau de mer perd ses ressources vitales et ses effets biologiques…

Quels sont les effets ? Ce milieu organique passe par la peau, puis les oligo-éléments et autres minéraux rejoignent la circulation sanguine qui distribue aux cellules. Cela recharge l’organisme en éléments indispensables pour lutter notamment contre le stress oxydatif ou contre les virus. Les effets sont aussi mécaniques : dans une piscine ou un bassin d’eau de mer, l’apesanteur (quand on est baigné jusqu’au cou) est plus amplifiée qu’en eau douce. Ce qui facilite les mouvements et exercices chez les personnes sédentaires stressées ou qui ont des difficultés physiques. De même, le travail articulaire se fait plus facilement. La chaleur de l’eau est aussi bénéfique sur le système circulatoire, sur la tension artérielle, sur l’assouplissement des muscles et la détente musculaire ; elle procure aussi un effet relaxant, voire sédatif.

Les nombreux soins à l’eau de mer :
Les plus tonifiants
 : la douche au jet et la douche sous-marine avec un hydrothérapeute, la gymnastique marine, les jets sous-marins et la rééducation en piscine avec un kinésithérapeute…
Les plus relaxants : la douche sous affusion, les soins de relaxation en piscine (Watsu, Jansu, Aï Chi…), le bain hydromassant, le modelage sous affusion…
Les plus détoxifiants : les enveloppements d’algues

© Pixabay, Alliance Pornic

Nathalie Giraud
Journaliste indépendante pour la presse grand public, elle est spécialiste de l’écologie, de la santé environnementale et des médecines complémentaires. Membre de l’association JNE (Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie), elle est l’auteure du livre « Epices et Santé » (Trédaniel Editeur). Tèl : 06 11 70 21 99.

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