Bien-être, Ma santé

Octobre Rose : Pour aller bien, montrons nos seins !

Ce 1er octobre 2018, l’association Le Cancer du Sein, Parlons-en ! a lancé la 25ème édition d’Octobre Rose en France. Un rendez-vous incontournable, immanquable, indispensable, pour mettre en lumière toutes celles et ceux qui combattent cette maladie, mais aussi et surtout pour informer, sensibiliser et réunir toujours plus de fonds pour aider les chercheurs et les soignants.

Parce qu’à la rédaction de BienFaits pour nous, nous nous sentons toutes concernées, nous jouons nous aussi ce rôle de médiatrices de l’information. Être informé(e), c’est avoir les armes pour comprendre, pour fédérer, pour soulager, pour avancer, pour se battre…, pour gagner !

Alors, haut les seins, les filles ! 🙂

©Estee Lauder Companies/S.Beauchard

En ce mois d’octobre, faisons le point !
-En France, avec 11 600 décès chaque année, les cancers du sein sont le 1er cancer chez la femme et ceux qui entraînent la plus grande mortalité.

-Près de 54 000 nouveaux cas dépistés en France chaque année 


-Dans plus de 8 cas sur 10, ce cancer touche des femmes âgées de 50 ans et 
plus

Près de 50% des cancers du sein sont diagnostiqués entre 50 et 69 ans et environ 28% sont diagnostiqués après 69 ans

-Environ 10 % des cas de cancer du sein se manifestent chez les femmes âgées de moins de 35 ans 


-1% des cancers du sein concerne des hommes

-Les cancers du sein les plus fréquents (95 %) sont des adénocarcinomes, qui 
se développent à partir des cellules épithéliales de la glande mammaire

5 à 10% seulement des cancers sont d’origine génétique et 85% sont sporadiques et isolés 


50% des cancers du sein n’ont aucune cause identifiée 


-En plus du risque de récidive du cancer au niveau du sein traité, une femme qui a eu un cancer du sein a un risque 3 à 4 fois plus élevé de développer un nouveau cancer du sein qu’une femme du même âge. Ce risque justifie un suivi régulier et prolongé

S’il est dépisté à un stade précoce (c’est-à-dire à un stade peu avancé de la maladie), ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10 


-Les traitements sont de mieux en mieux adaptés à chaque forme de cancer et ceci grâce aux progrès de la recherche

N’oublions pas que… le cancer du sein est plus fréquent chez les femmes de plus de 50 ans, mais d’autres facteurs de risque existent :
>Les antécédents personnels : les femmes qui ont déjà été atteintes d’un cancer du sein sont plus à risque d’avoir encore un cancer du sein.
>Les antécédents familiaux : près de 20 à 30% des cancers du sein se manifestent chez des femmes ayant des antécédents familiaux de cancers dont des cancers du sein.
>Les prédispositions génétiques au cancer du sein : certaines mutations génétiques peuvent favoriser la survenue de cancers du sein, notamment la mutation des gènes appelés BRCA1 (pour BReast Cancer 1 : gène 1 du cancer du sein) et le BRCA2 (pour BReast Cancer 2 : gène 2 du cancer du sein). Néanmoins, la mutation d’un de ces gènes n’entraîne pas systématiquement la venue d’un cancer.
>Les modes de vie : certains comportements individuels comme la consommation d’alcool (2000 cancers du sein par an !) et de tabac, un surpoids ou encore le manque d’activité physique peuvent favoriser l’apparition d’un cancer du sein.

©P.Lombardi/Institut Curie

Elle nous le dit…
Dr Anne Vincent-Salomon : Médecin pathologiste (Service de Pathologie et U934 INSERM Institut Curie à Paris). Grand Prix Ruban Rose 2012 & Présidente du Comité scientifique des Prix Ruban Rose.

« Si le cancer du sein reste la première cause de décès par cancer des femmes 
avec 11 883 décès en 2017 (soit 18,6% des décès par cancer des femmes), plusieurs observations importantes sont porteuses d’espoir: tout d’abord, la diminution du taux de mortalité de -1,5 par an observée entre 2005 et 2012 ; ensuite, la survie après traitement pour cancer du sein a nettement progressé et atteint maintenant 87% à 5 ans (près de 9 femmes sur 10) alors qu’elle était de 80% en 1993. La survie atteint même 99% pour certaines formes que l’on sait maintenant identifier. Ces progrès sont les fruits de nombreuses améliorations obtenues au cours des vingt dernières années. Citons la mise en œuvre de traitements mieux ajustés à chaque type de cancer, une prise en charge précoce facilitée par le dépistage, associée à une meilleure connaissance de la diversité des différentes formes de cancers du sein. Malheureusement, un constat plus sombre persiste : lorsque des métastases de cancer du sein surviennent, la survie n’est plus que de 26%. Il est donc urgent de poursuivre les efforts de recherche et d’encourager toutes les pistes d’innovation pour faire progresser la survie des femmes atteintes de cancer du sein métastatique.

Chaque année, les équipes lauréates des Prix Ruban Rose reçoivent des sommes importantes réunies grâce aux actions des membres fondateurs de l’Association, de ses partenaires et des donateurs particuliers. 
Le soutien financier des projets scientifiques et médicaux est absolument essentiel pour faire avancer la recherche. C’est grâce à la recherche en épidémiologie que des équipes françaises ont contribué à souligner le rôle de l’alcool dans le développement des cancers du sein. (…) De nouvelles stratégies de traitement ont vu le jour ces dernières années : des thérapies ciblées ont été identifiées car les mécanismes moléculaires de fonctionnement des cellules cancéreuses ont été décryptés et des traitements médicamenteux détruisant précisément les cellules tumorales tout en épargnant les cellules normales ont été mis au point. Depuis l’an passé, de nombreux espoirs sont soulevés par l’arrivée des immunothérapies pour les cancers du sein triple-négatifs. Les traitements chirurgicaux évoluent également avec le développement des traitements ambulatoires nécessitant un accompagnement très attentif des patientes et l’étroite coopération des équipes de chirurgiens, d’anesthésistes et d’infirmiers.
 Les campagnes d’information menées par l’association et leur effet d’entraînement sur d’autres acteurs de la lutte contre la maladie ont un impact très fort auprès du grand public et notamment des femmes. Le cancer du sein touche essentiellement les femmes mais c’est toute la société qui doit être mobilisée contre ce fléau qui touche nos mères, nos amies, nos tantes, nos sœurs …  Faire reculer le nombre de femmes touchées, ce doit être possible. Ensemble, nous y parviendrons ! »

Un dépistage en baisse ? On se (re) mobilise !
C’est aussi le message de La Ligue contre le cancer qui cette année encore, en ce mois d’Octobre Rose, nous rappelle – alors que la participation au dépistage organisé est en baisse – que ce dernier reste bel et bien une arme efficace contre le cancer. Un diagnostic précoce constitue le meilleur moyen d’agir contre le cancer du sein !

Dépistage : mode d’emploi !
Même en l’absence de facteur de risque personnel ou familial, une consultation de suivi tous les ans auprès d’un gynécologue, d’un médecin généraliste ou d’une sage-femme est recommandé.
Entre 25 et 49 ans et après 75 ans : un examen clinique des seins tous les ans (palpation) par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme.
Entre 50 et 74 ans : une mammographie de dépistage est recommandée tous les 2 ans. Cet examen, pris en charge à 100% par l’assurance maladie, bénéficie d’une double lecture des clichés radiologiques. Ce dépistage est complémentaire de l’examen clinique tous les ans (palpation) auprès d’un médecin généraliste ou d’un gynécologue ou d’une sage-femme.

Le dépistage organisé entre 50 et 74 ans : À partir de 50 ans et même en l’absence de symptôme apparent, ni facteur de risque particulier de cancer du sein, les femmes reçoivent tous les 2 ans, une invitation pour une mammographie de dépistage gratuite, avec la liste des radiologues du département participant au dépistage organisé du cancer du sein.

La mammographie (radiographie des seins) détecte les anomalies de petites tailles, dont certaines seulement se révèleront être un cancer. Cet examen mammographique comprend deux clichés radiologiques par sein, associé à un examen clinique avec questionnaire médical qui permet au radiologue de connaître les antécédents familiaux et personnels. En cas d’anomalie, des examens complémentaires (mammographie complémentaire, échographie, ponction et éventuellement biopsie) seront prescrits pour préciser le diagnostic.

Détecté le plus tôt possible, le cancer du sein peut non seulement être guéri dans plus de 9 cas sur 10 mais aussi être soigné avec des traitements moins agressifs et moins mutilants. Ainsi dans les deux tiers des cas, le sein peut être conservé plutôt qu’enlevé. Malgré l’efficacité et la gratuité du dépistage du cancer du sein, seules 50% des femmes concernées suivent les recommandations en réalisant une mammographie tous les deux ans. Ce taux n’évolue plus depuis plusieurs années, alors que le cancer du sein est le plus fréquent chez les femmes.

Campagne d’information 2018 de l’Institut national du cancer

Des sites chouchous, à partager…
www.cancerdusein.org

#jaimemesseins
www.e-cancer.fr

Un livre coup de coeur, pour en parler aussi avec ses enfants !
Les mamans aussi tombent malades. Parfois très gravement. C’est ce qui est arrivé à Camille. Voici un livre-album, joliment illustré, dont le récit est celui d’un enfant dont la maman est atteinte d’un cancer. Il nous raconte avec ses mots les étapes qu’ils ont empruntées ensemble : le traumatisme de la première hospitalisation, les visites à l’hôpital, les rencontres avec les soignants. Sans langue de bois, ce petit narrateur confie avec ses mots, ses peurs et ses doutes. Malgré tout, il continue à vivre, dans son quotidien. Camille et son fils ont partagé leur histoire avec Pascale Bougeault, qui l’a formidablement mise en mots et en images. Notre avis ? Un livre à lire, à donner, à feuilleter autour de soi ! Une histoire “de maman” racontée avec une belle dose d’optimisme, sans tabous… On aime !
Comment maman a tué le chef des pamplemousses. Pascale Bougeault, d’après l’histoire de Camille Génié. Aux éditions Rue de l’échiquier Jeunesse, 15€. (www.ruedelechiquier.net)

Carine Bruet
Journaliste de presse grand public, rédactrice en chef du Guide de la Thalasso. Je suis une "épicurieuse", en quête de bons plans et d'infos positives pour me (vous) faciliter la vie ! Toujours à l'affût, un vrai radar ! Ah oui et puis... "Je crois en la couleur rose. Je crois que rire est la meilleure façon de brûler des calories. Je crois qu'il faut être forte quand tout semble aller mal. Je crois que les filles joyeuses sont les plus jolies. Je crois que demain est un autre jour, et je crois aux miracles". Merci à la belle Audrey Hepburn pour ces mots, ils sont devenus ma philosophie ! Et ça, c'est BienFaits pour moi !

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