Bien-être, Ma santé

Soleil printanier : comment prévenir les allergies ?

Premières expositions en terrasse ou dans le jardin, balades en forêt, week-end à la campagne… tout est bon pour profiter des premiers beaux jours. Mais de même que certains vont se plaindre d’éternuements, de démangeaisons au niveau des yeux ou de crises d’asthme, d’autres vont voir apparaître sur leur peau, après exposition plus ou moins longue au soleil, des réactions (boutons, plaques, accompagnées parfois de démangeaisons…). De même qu’en été, il faut donc se méfier de ces premiers rayons de soleil printaniers !

Pour évaluer ces risques, le Dr Elisabeth Berrissoul, dermatologue, cofondatrice et directeur médical pour Epiderm.co (fr.epiderm.co), start-up spécialisée en conseils en dermatologie, nous a donné ses conseils avisés…

Les « lucites 
idiopathiques » communément appelées allergies solaires, que sont-elles ?
Aujourd’hui, nous prenons de plus en plus en compte les recommandations médicales sur l’exposition solaire, pendant l’été (horaires d’exposition, protection solaire…). Il est désormais admis qu’une sur-exposition peut se révéler très nocive pour la santé des patients. Mais peu d’entre eux se préoccupe du soleil avant les mois de juillet et août et leur départ en vacances. Or les allergies solaires de printemps existent et nécessitent elles aussi, d’être traitées et diagnostiquées. Suite aux premières expositions au soleil, on constate chez certaines personnes l’apparition de petits boutons et de démangeaisons. Ces allergies solaires ou lucites idiopathiques (dont on ne connait pas la cause) existent sous plusieurs formes plus ou moins graves.

—La Lucite estivale bénigne
Environ une douzaine d’heures après une exposition prolongée, au printemps ou en début d’été, des démangeaisons et des petits boutons rouges apparaissent sur certaines zones exposées (décolleté, avant-bras, mains et pieds) mais jamais sur le visage. En une semaine, l’éruption disparait avec le bronzage mais elle récidive d’une année sur l’autre pendant 10 ans en moyenne !
Qui est touché ? Le plus souvent, elle touche des jeunes femmes.

—La Lucite polymorphe
L’éruption apparaît sur des zones découvertes également, mais celle-ci peut affecter le visage et même s’étendre aux zones non exposées. Elle fait suite à une exposition au soleil de printemps même courte ou modérée. Elle est appelée polymorphe, car elle peut être d’aspects variables, ressemblant parfois à de l’eczéma et parfois à de l’urticaire.
Qui ? Moins fréquente, on la diagnostique souvent chez les jeunes adultes.

—La Photodermatose juvénile
Généralement, elle se manifeste après une exposition solaire au printemps par temps froid. L’éruption apparait sur les oreilles, sous forme de petits boutons puis de croutes, qui durent une dizaine de jours et disparaissent sans cicatrice. Cette éruption peut récidiver pendant 2 à 3 années consécutives.
Qui ? Moins fréquente, cette lucite idiopathique touche les jeunes garçons, au niveau des oreilles.

Qu’est ce que l’urticaire solaire ?
Très rare, l’urticaire solaire est une forme d’allergie aux UV mais parfois aussi à la lumière visible. Après une courte exposition solaire, dès 15 minutes, apparaissent sur les zones exposées, des plaques rouges surélevées et des démangeaisons intenses. Cela peut ressembler à des piqûres d’orties. Les lésions disparaissent en peu de temps, dès que la peau n’est plus exposée, mais elles réapparaissent pendant plusieurs années et peuvent être extrêmement gênantes pour la vie quotidienne des patients.

Pourquoi je consulte un dermatologue en cas d’éruption après une exposition au soleil ?
Il est nécessaire pour savoir s’il s’agit d’une lucite idiopathique. Mais d’autres diagnostics sont possibles comme un effet secondaire dû à un médicament ou une maladie révélée ou aggravée par le soleil (lupus, porphyrie, herpès, rosacée etc…). Il sera parfois même nécessaire de faire un bilan de photodermatologie, pour confirmer qu’il s’agit bien d’une lucite et déterminer quel rayonnement est responsable : UVA, UVB ou lumière visible. Cela permettra d’adapter au mieux la protection solaire. 
Enfin, le dermatologue peut, si nécessaire, prescrire un traitement préventif.

©Pixabay

Carine Bruet
Journaliste de presse grand public, rédactrice en chef du Guide de la Thalasso. Je suis une "épicurieuse", en quête de bons plans et d'infos positives pour me (vous) faciliter la vie ! Toujours à l'affût, un vrai radar ! Ah oui et puis... "Je crois en la couleur rose. Je crois que rire est la meilleure façon de brûler des calories. Je crois qu'il faut être forte quand tout semble aller mal. Je crois que les filles joyeuses sont les plus jolies. Je crois que demain est un autre jour, et je crois aux miracles". Merci à la belle Audrey Hepburn pour ces mots, ils sont devenus ma philosophie ! Et ça, c'est BienFaits pour moi !

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