Alerte, les revoilà ! Pour venir à bout des moustiques, voici une sélection d’huiles essentielles anti-nuits blanches et anti-démangeaisons. Ces armes 100% végétales vous aideront à tenir à distance ces indésirables troubles fêtes. Non, les moustiques n’auront pas notre peau cet été !
Pourquoi les moustiques nous piquent-ils ?
Bzzz… Un son discret dans la nuit, puis une démangeaison irrépressible au réveil : les moustiques ont encore frappé. Plusieurs dizaines d’espèces vivent en France, dont le fameux moustique tigre, porteur notamment du redouté Chikungunya. Bonne nouvelle : toutes ne sont pas accro au sang humain, juste une petite poignée. Par ailleurs, les moustiques ne sont pas tous des piqueurs. En réalité, seuls les individus féminins passent à l’attaque. Aïe, ça pique ! Les mâles ? Ils mènent une existence paisible, se nourrissant exclusivement de nectar qu’ils prélèvent de fleur en fleur.
La faute aux moustiques femelles
La raison ? Les femelles ont besoin des protéines contenues dans notre sang pour nourrir leurs œufs, et assurer ainsi leur reproduction. Une fois posées subrepticement sur notre peau, elles utilisent leur trompe pour transpercer l’épiderme, repérer un minuscule vaisseau sanguin et y prélever leur repas. Au passage, elles injectent un peu de salive aux effets anticoagulants. C’est cette salive qui est responsable de nos malheurs. En effet, notre système immunitaire la considère comme un intrus. Il déclenche une alerte locale et notre organisme libère alors de l’histamine. C’est cette molécule « vigie » qui provoque rougeur, gonflement et une irrésistible envie de se gratter.
Une histoire d’odeur naturelle…
Mais pourquoi toujours moi et pas les autres …? C’est un fait : certaines personnes exercent une véritable attraction sur les moustiques. Et pour cause : les moustiques sont sensibles au dioxyde de carbone que nous expirons, à notre chaleur corporelle et à certaines molécules présentes dans notre sueur. Ils sont capables de détecter le CO₂ que nous émettons à plusieurs dizaines de mètres de distance, puis ils utilisent la chaleur corporelle et les odeurs émises par la peau, pour localiser leur cible et se mettre à table. Rien à voir avec les histoires de « sang plus sucré » ou de groupe sanguin prétendument plus attractif : ce sont surtout nos odeurs, qui nous rendent si désirables pendant nos belles soirées estivales.


L’arme fatale : les huiles essentielles
Plusieurs huiles essentielles sont connues pour leur effet répulsif contre les moustiques. On ne le dira jamais assez : les HE chémotypées (c’est-à-dire bien identifiées) et bio (donc exemptes de pesticides et autres molécules dangereuses pour la nature et la santé) sont à privilégier. On les trouve notamment en pharmacies et dans les magasins bio à des prix tout à fait raisonnables. Les huiles essentielles peuvent s’utiliser en diffusion dans l’atmosphère ou diluées dans un peu d’huile végétale, avant leur application sur les zones exposées (bras, jambes, nuque…).
Conseils d’utilisation : ces concentrés de bienfaits peuvent provoquer des allergies ou des irritations cutanées. Il est important de respecter les dosages recommandés pour éviter toute réaction. Leur utilisation est déconseillée aux femmes enceintes, allaitantes et aux jeunes enfants. Besoin d’un conseil ? Votre pharmacien, naturopathe ou aromathérapeute saura vous renseigner.
1. Citronnelle de Java (Cymbopogon winterianus)
La plus célèbre des huiles anti-moustiques. Riche en citronellal, géraniol et citronellol, son odeur citronnée perturbe les récepteurs olfactifs des moustiques. Efficace contre de nombreuses espèces, dont le redouté moustique tigre, son action dure généralement 1 à 3 heures. Méfiance : elle peut être irritante, si elle est utilisée pure.
2. Géranium rosat (Pelargonium graveolens)
Avec son parfum floral rappelant légèrement la rose, cette HE exerce un effet répulsif modéré, mais très agréable. Riche en géraniol et citronellol, elle est souvent associée à l’huile essentielle de citronnelle pour plus d’efficacité. On l’adopte aussi pour son effet désinfectant.
3. Lavande vraie (Lavandula angustifolia)
Ce classique qui sent bon le Sud contient du linalol et de l’acétate de linalyle. Son action est moins puissante que la citronnelle, raison pour laquelle elle est souvent utilisée en complément d’autres huiles essentielles. Mais elle peut aussi apaiser les démangeaisons après une piqûre, grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes.
4. Eucalyptus citronné (Corymbia citriodora)
Ultra efficace et riche en citronellal, l’HE d’eucalyptus citronné agit comme un puissant répulsif contre les moustiques et les tiques. Elle est bien tolérée lorsqu’elle est correctement diluée. Pour maximiser son effet, elle peut être associée à l’HE de citronnelle de Java ou de géranium rosat, par exemple.
Et aussi : huile essentielle de Cèdre de l’Atlas (Cedrus atlantica), ou encore l’HE de Tea tree (Melaleuca alternifolia). Cette dernière possède des propriétés antiseptiques et s’utilise pour limiter les irritations locales.
Pour renforcer l’efficacité des huiles essentielles, pensez à porter des vêtements longs et clairs, évitez la formation d’eaux stagnantes. Et ayez le réflexe moustiquaires dans les régions particulièrement infestées.
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