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Endométriose : un plan et une cure thermale…

L’endométriose, on en souffre et on en parle ! Cette maladie inflammatoire chronique hormono-dépendante peut vous clouer de douleur au lit pendant plusieurs jours et rester non diagnostiquée pendant des années. Les médecins sont peu ou pas formés, et trop longtemps, ce mal féminin a été ignoré. Une histoire de règles, somme toute. Allez, Mademoiselle-Madame, courage : ça va passer…!

Mais ça, c’était avant, peut-on espérer… Depuis 2019, un plan d’action a en effet été lancé par le Ministère des Solidarités et de la Santé, afin de mieux prendre en charge l’endométriose. Sous-diagnostiquée et encore mal connue des professionnels de la santé, cette maladie gynécologique concerne pourtant au bas mot une femme sur dix. Dans le train de mesures annoncées, figure la création de filières de prise en charge dans toutes les régions, afin de simplifier les parcours de soins et de faciliter la vie des femmes.

Pour détecter la maladie de façon précoce, des consultations obligatoires ont également été initiées pour les jeunes filles âgées de 11 à 13 ans et de 15 à 17 ans. Le plan prévoit aussi l’amélioration de la formation (initiale et continue) des professionnels de la santé, une meilleure organisation de la recherche, ainsi qu’une meilleure information vers les professionnels et le grand public. Une initiative attendue de longue date par les femmes et par l’association Endofrance, notamment. « Pour la première fois depuis de nombreuses années, nous avons le sentiment d’avoir enfin été entendues », souligne sa présidente Yasmine Candau.

Bon à savoir – En France, l’association EndoFrance constitue l’une des voix référentes des femmes atteintes d’endométriose. Reconnue d’intérêt général, elle soutient la recherche et mène des actions de soutien et d’information à destination du grand public et des patientes. Depuis 2004, elle est à l’origine de la Semaine Européenne de Prévention et d’Information sur l’Endométriose (avec d’autres associations européennes). Elle est aussi partenaire du court métrage Chroniques endométriques, toi, mon endo, réalisé par Laetitia Laignel. A noter que l’association Endomind accompagne également la recherche et les femmes dans ce qu’il convient bien d’appeler leur parcours de douleur. Entre autres.

L’endométriose, c’est quoi ?

Règles douloureuses ou hémorragiques, troubles digestifs et urinaires (constipation, diarrhée, sang dans les mictions, brûlures urinaires…), violentes douleurs pelviennes ou pendant les rapports sexuels… : les symptômes sont multiples et peuvent s’avérer invalidants. Souvent dépistée par hasard, l’endométriose est une maladie gynécologique hormono-dépendante qui survient à la puberté – et qui est donc liée aux cycles féminins. Particulièrement douloureuse, elle provoque, lentement mais sûrement, des dégâts parfois irréversibles pouvant aboutir à l’infertilité : 30 à 40% des femmes souffrant d’endométriose sont concernées, selon EndoFrance. « La maladie reste complexe et mystérieuse pour les médecins. Elle revêt plusieurs formes, et on ne sait toujours pas pourquoi elle peut être à ce point problématique chez certaines femmes », note Yasmine Candau.

Ça se passe comment ?

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’utérus. Pendant le cycle féminin, il s’épaissit sous l’effet des hormones, afin d’accueillir une éventuelle grossesse, puis se détruit et provoque des saignements (les règles), s’il n’y a pas eu fécondation. Chez la femme touchée par l’endométriose, des cellules migrantes (nous en avons toutes) vont former un tissu semblable à la muqueuse endométriale en dehors de l’utérus (dans les ovaires, le vagin, la vessie, le rectum…), entrainant l’apparition de lésions, d’adhérences et de kystes. La douleur ainsi provoquée est continue ou ponctuelle, selon la localisation. Souvent, elle se fait plus violente au moment de l’ovulation et des règles. Ce caractère cyclique de la douleur est d’ailleurs caractéristique et doit servir de signal d’alarme. Problème : dans certains cas, l’endométriose est asymptomatique, d’où la difficulté de la dépister et de la traiter.

Quels sont les origines et les traitements ?

Selon l’Inserm, l’endométriose serait due pour moitié à des facteurs génétiques et pour moitié à des facteurs environnementaux. Les scientifiques s’interrogent notamment sur le rôle que pourraient avoir les perturbateurs endocriniens et certains composants alimentaires, comme les acides gras polyinsaturés. Médicaments anti-douleurs puissants, traitement hormonal pour stopper les règles, chirurgie pour supprimer les lésions… : une fois diagnostiquée, des solutions existent pour soulager les femmes, certaines, tout au moins, et endiguer la maladie. Mais pour l’instant, il n’existe pas de traitement définitif. En cas de traitement substitutif hormonal, l’endométriose peut même se prolonger au-delà de la ménopause.

Existe-t-il des moyens plus doux…?

En complément de ces thérapies, il existe des méthodes plus douces pour soulager et agir sur la douleur. C’est le cas des cures thermales, grâce à l’action antalgique de l’eau thermale, mais aussi à une prise en charge globale intégrant une approche psychologique, physique et nutritionnelle. En France, une bonne dizaine de stations ont l’orientation gynécologie : Bagnoles-de-L’Orne, Bourbon L’Archambault, Evaux-Les-Bains, La Léchère, Luxeuil-Les-Bains, Luz-Saint-Sauveur, Salies de Béarn, Salies-du-Salat, Ussat-Les-Bains. Certaines accompagnent les femmes sujettes l’endométriose, à l’image des thermes d’Evaux-Les-Bains. Vous y recevrez des soins ciblés et bénéficierez des bienfaits de leurs eaux anti-inflammatoires et aux effets antalgiques. N’hésitez pas pas à les contacter !

Vous pouvez aussi adapter votre alimentation. Fabien Piasco est un expert en la matière. L’auteur de « L’Alimentation anti-endométriose, nouvelle nutrition thérapeutique » est titulaire d’un DESS en nutrition, alimentation fonctionnelle et santé, d’un DU Nutrition et maladies métaboliques et d’un diplôme en neuro-nutrition. Il est aussi formé à la micro-nutrition et à la phytothérapie… Quelques uns de ses conseils ? Pour limiter l’impact de l’alimentation sur la maladie, on évite : les produits laitiers (car ils contiennent des hormones qui peuvent aggraver l’inflammation), le gluten, les sucreries, l’alcool et la viande rouge (tous pro-inflammatoires et capables de provoquer des déséquilibres hormonaux). Exit, aussi, les produits gras.

On adopte : les produits sans lactose, les aliments riches en vitamines B et Omega 3 (amandes, noix, graines de chanvre, de chia, de lin moulues…), les poissons gras (sardine, hareng, saumon de qualité…), les fruits et légumes… Tous bio de préférence pour éviter les résidus de pesticides.

Et pour en savoir plus sur l’endométriose, ces sites sont de précieuses sources d’information :
>Inserm (www.inserm.fr)
>EndoFrance (Association Française de Lutte contre l’Endométriose) : www.endofrance.org
>Endomind (Association Française d’Actions pour l’Endométriose) : www.endomind.org

Crédit photos : ©Pixabay

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Mes activités : fondatrice du blog d’information BtoB L’Actu Spa & Bien-Etre, piges journalistiques, conseil éditorial, conception-rédaction, communication, brand content. Mes domaines de prédilection : bien-être, beauté, santé, tendances consommation, lifestyle. Mes pratiques de bien-être : spinal network analysis et respiration chez ma chiro préférée Sandrine Perrot, séances d'ostéo avec Magic Valentin Cohas et de fasciapulsologie avec Guy Barbier, Pilates avec notre super prof Cristian Merani, stretching avec smily Cécile, running, massages bien-être, thalasso, balades au bord de la mer, jardinage, câlinothérapie avec mes deux chats...

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